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Le patrimoine d'Etréchy

Eglise Saint-EtienneEglise Saint-Etienne
L'église Saint-Etienne fut érigée à la fin du 12ème et au début 13ème siècle. A l'origine, c'était un prieuré qui dépendait de l'abbaye bénédictine de Morigny, puis abandonnée par les moines elle devint l'église paroissiale de d'Etréchy. L'église Saint-Etienne est remarquable par son unité de style. Elle présente un plan cruciforme avec une nef flanquée de bas côtés qui s'achèvent par des absidioles, un chœur à chevet plat et un transept dont la croisée est surmontée d'une tour coiffée d'un toit en pavillon. Le clocher carré est situé à la croisée du transept. L'intérieur de l'église renferme des chapiteaux ornés de crochets et sculptés de motifs végétaux qui témoignent du premier style gothique du 13ème siècle. On peut remarquer la dalle funéraire de Louise Charpentier datée de 1625 et admirer les fonts baptismaux en marbre du 18ème siècle ainsi que le confessionnal Louis XV en bois sculpté. La chaire et son abat-son installés en 1627 ont été démontés et sont visibles dans le bas côté nord. Après plusieurs phases de travaux, l'extérieur du bâtiment a été entièrement refait à neuf : réouverture des portes latérales, réfection des toitures, du clocher et des vitraux très colorés de la fin du 19ème siècle qui illuminent le chœur de cette église.

Le Calvaire de la Butte St Martin
Une habitante d'Etréchy, Geneviève Barrez-Camax, très inquiète pour son mari mobilisé fit le vœu en 1940 de faire construire un calvaire sur la Butte St Martin en témoignage de reconnaissance si son mari et les membres de sa famille revenaient indemnes de la guerre. Toute sa famille étant revenue saine et sauve elle fit ainsi ériger le calvaire qui sera inauguré le 26 septembre 1947 par le Père André REGNAULT en présence d'un évêque et de nombreux Strépiniacois. Cette croix d'une hauteur de 8m et d'une largeur de 4m a été restaurée en 1987 par l'ONF. Des parkings, un chemin d'accès ainsi qu'une clairière ont été aménagés pour la mise en valeur du monument.

GrotteLa Grotte
Le père André Régnault, curé d'Étréchy, fait aménager et consacre cette grotte « en reconnaissance à la Vierge, protectrice de la ville » suite aux bombardements des alliés qui touchèrent gravement Etampes mais épargnèrent entièrement Etréchy. La présence de la grotte est signalée par le grand crucifix qui la surmonte. Restaurée à plusieurs reprises, ce monument a été valorisé par une mise en lumière.

Ferme du Vintué
La Ferme du Vintué, consacrait son activité à la culture de plantes médicinales (valériane, camomille, verveine, mauve, datura...) et où les récoltes et le séchage nécessitaient une grande main d'œuvre.

Ferme du RoussayLa Ferme du Roussay
La ferme du Roussay est bâtie sur l'emplacement d'un château féodal, dont il reste des pans de murs, des douves, d'anciens bâtiments du 13 et 14ème siècles et des fossés de 6 à 8m de largeur et profonds de 8 à 10m. Sa construction est attribuée, sans preuves, aux Templiers, peut-être en raison de la commanderie de Saint-Jean-de-Jérusalem qui s'élevait non loin à Chauffour, et dont il ne reste qu'une cave voûtée. Reconstruit au XVème siècle, le château du Roussay Il reste une jolie porte du XVe siècle (inscrite à l'inventaire des Monuments historiques), toute encadrée de verdure, et un logis de la même époque.

Ferme du TouchetFerme du Touchet
Cette ferme située à l'ouest, à quelques kilomètres d'Etréchy, au-delà de Vaucelas, était à l'origine un bien d'église. Il subsiste encore de nos jours un très beau portail qui figure depuis le 6 avril 1936 à l'inventaire des Monuments Historiques classés. De plus, la ferme du Touchet possède une magnifique cave voûtée d'ogives à 2 étages.

Ferme de VaucelasFerme de Vaucelas
Nous disposons de peu de renseignements antérieurs à 1479, date à laquelle la Seigneurie de Vaucelas, cet ancien manoir avec sa tour de guet du 16ème à mâchicoulis, passe aux Cochefillet. La tradition orale veut que la fille de Sully soit née dans cette ferme et que Napoléon III, y venait de tant à autre pour y rencontrer l'une de ses maîtresses.

Moulin de Pierre-BrouMoulin de Pierre Brou, sur la Juine
Depuis le XVIIe siècle, il existe un moulin à Pierre-Brou, nom explicite qui signifie ' la pierre qui broie '. Le bâtiment actuel ressemble aux moulins de Vaux et de Bouray. Sa taille a été réduite de moitié lors d'un incendie survenu en 1931. Il s'agit du dernier moulin de la Juine encore en activité. Jusque dans les années 1960, le moulin utilisait l'énergie hydraulique. Aujourd'hui, les cylindres métalliques ont remplacé les meules en pierre et l'électricité s'est substituée à la force de l'eau.

Lavoir communalLe lavoir communal
Difficile de laver le linge quand il n'y a pas l'eau courante ! Inauguré en 1814, le lavoir est construit à l'emplacement de l'ancienne chapelle des Corps-Saint, à l'angle de la rue du Moulin à vent et de la rue des lavandières. Cette fondation royale avait été érigée à la suite d'un miracle, près de la maladrerie Saint-Nicolas, au bord d'un petit ruisseau se jetant dans la Juine. Les matériaux de la chapelle, démolie en 1791, ont été récupérés pour bâtir le lavoir au frais de la commune. Jouxtant le bassin extérieur, un autre bassin abrité d'une toiture en implovium permet aux lavandières de s'abriter. Le lavoir a fait l'objet d'une restauration en 1984.

Kiosque
Témoignage du développement des loisirs dans la société bourgeoise du XIXème siècle, le kiosque à musique est aussi contemporain de la naissance des sociétés musicales. Construit en 1912 sur la place de l'Eglise, il resta pendant 26 ans inachevé puisque non couvert. Ce n'est qu'en 1938 qu'il recevra sa toiture ce qui ne l'empêchait pas de servir pendant certaines manifestations de la Fanfare. Malheureusement, victime des intempéries (en raison peut-être du délai entre construction et son achèvement), il dût être démoli le 11 octobre 1963. Il a été reconstruit en 1998 avec ses ferrures d'origine, ces dernières ayant pu être conservées.

Corp de gardeLe Corps de garde
En 1819, la commune dû construire un petit appentis dans un des piliers de l'église côté nord pour y abriter la pompe à incendie. En 1850, en raison de l'agrandissement du périmètre d'action des pompiers et de l'obligation d'achat d'une nouvelle pompe, le conseil municipal décide de la construction d'un corps de garde et d'un corps de remise pour y loger les pompes au nombre de deux. Ce bâtiment accueille aujourd'hui les services de la Police Municipale Intercommunale. En 2002, Etréchy s'est vue décernée le prix des ''Rubans du Patrimoine'' pour la restauration de son ancien Corps de Garde.

VigneLes vignes à Etréchy
La vigne est présente en Ile de France depuis l'époque romaine. Dès le XIème siècle, l'installation à Etréchy de moines bénédictins, puis de cisterciens au XIIème va entraîner le développement de la viticulture sur les coteaux. Vers 1280, on estime à environ 120 hectares la surface occupée par ces vignes et une production annuelle d'environ 150.000 litres issus de cépages : le « formentel », un vin blanc assez acide, et le « moreillion », un vin rouge s'apparentant au pinot. De nombreux coups seront portés au vignoble Strépiniacois : guerres royales, interdiction des ventes de vins d'Ile de France au profit de ceux de Bourgogne et du Bordelais, phyloxéra.... Vers 1900, il y a encore une dizaine d'hectares de vignes. Ce chiffre passera à 6 hectares en 1907 pour arriver en 1919 à ½ hectare, réparti en une vingtaine de propriétaires, ceci jusqu'en 1960, date où les statistiques ont cessé d'exister. En 1961, la dernière déclaration de récolte est de 2000 litres. En 2004, le patrimoine viticole d'Etréchy est réhabilité grâce à la mise à disposition par la municipalité de la dernière vigne située à la Croix Boissée à l'association de la Confrérie St Vincent. Chaque fin septembre, une soixantaine de vignerons amateurs procèdent aux vendanges annuelles ''de la Vigne à Legrain''.